À propos

Qui suis-je? 2017-01-22T20:58:55+00:00

Qui suis-je ?

Née en 70, je passe les deux premières années de ma vie avec une cocker golden, Trufette, passion de ma vie dont j’exige qu’elle monte avec moi dans mon landau alors que je ne parle pas encore et que je suis partout quand je me mets à marcher. Quand j’ai un très grave accident à deux ans, la mort dans l’âme, mes jeunes parents s’en séparent car elle arrache ma sonde nasale. Je vais passer mon enfance à courir après les chiens inconnus pour les caresser… Dans la résidence en centre-ville où nous vivons rue des bénédictins, je n’ai pas neuf ans quand mes amies et moi sauvons un jeune chat dans le grand jardin des voisins en contrebas qui a une patte tellement abîmée qu’il faudra l’amputer. Nous faisons une quête parmi tous les résidents pour payer cette opération. Le chat sera sauvé et nous le nourrirons jusqu’à ce qu’il soit adopté.

Ce n’est qu’à onze ans au Québec où nous sommes partis vivre que je renoue avec les chiens pour le temps où nous y restons. Retour en France, sans chien ni chat à mon grand désespoir. De longues années vont se passer où cela ne sera qu’au détour d’une rue ou chez des amis que je pourrai caresser chiens et chats. A dix-huit ans je m’installe dans mon premier appartement et j’adopte à la SPA mon premier animal d’adulte : Cachou. Superbe panthère noire de poche elle m’accompagne à Paris quand j’y monte pour mes études. Je vis alors chez mon père qui me la « pique », véritable monsieur chat il était en « déshérence » jusqu’à son arrivée et je n’ai pas le cœur de la lui reprendre quand je repars, elle l’accompagnera jusqu’à son décès six ans plus tard. Quand je m’installe avec mon premier époux, nous choisissons d’avoir un chien car il a une véritable phobie des chats. Sherbrooke entre dans ma vie. Il n’en sortira que 13 ans plus tard. Mâle husky très dominant il va tout m’apprendre et me pousser à me remettre en question en permanence.

Après mon divorce une merveille entre dans ma vie, Nikita, mélange improbable d’husky et de pit-bull de 5 semaines que j’achète à deux minots dans un centre commercial de Marseille pour la sauver car elle est séparée de sa mère bien trop tôt. Je suis en colocation avec une amie qui a un chat ce qui comble mes envies félines. J’acquiers Outlaw d’Indiana Jones, mon premier dobermann, et rencontre Régis, mon mari passionné de chats. En lieu et place d’enfants nous multiplions alors les minous et les pitous. Nous élevons chats et chiens de race à dose homéopathique, ce qui ne nous empêche pas de sauver et d’adopter gouttières et sans papiers. Ce que je trouve magique avec les chats et les chiens c’est l’amour inconditionnel qu’ils nous portent. Quand on y goûte, cela devient vite une drogue puissante !

J’ai toujours voulu travailler au contact des animaux. J’ai le besoin profond et viscéral d’être à leur contact au quotidien. Très tôt j’ai pensé à ouvrir une pension mais il faut être propriétaire et avoir des moyens. J’ai mis vingt ans pour concrétiser mon rêve. Tous les matins je me lève avec le sourire. Je suis comme tout le monde, j’ai des hauts et des bas, des emmerdes et des joies ; mais j’ai une certitude, je suis au bon endroit. Ce que je fais me remplit de satisfaction. J’aime m’occuper de mes petits pensionnaires, vérifier que tout va bien, venir leur parler, les caresser.

J’ai été assistante vétérinaire en remplacement durant 2-3 ans à la clinique de L’Espigaou à Lambesc, j’aurais pu continuer dans cette voie qui était passionnante mais des impératifs personnels m’ont amenés à devenir peintre en bâtiment/décoratrice durant 10 ans. J’ai toujours gardé mes activités avec les animaux en parallèle, élevant et exposant, écrivant des articles dans diverses revues cynophiles et donnant même une conférence sur l’utilité des chiens de compagnie à l’Université de Namur en Belgique en ouverture d’un séminaire sur les chiens de la Société Francophone de Cynotechnie. Mais il me manquait quelque chose, cela ne me suffisait pas. Je revenais encore et toujours à mon idée de pension. Une pension est ouverte à tous, il n’y a pas de notion de race ou de pedigree, cela vous rend service que vous partiez en vacances, en déplacements, lors de séjours hospitaliers ou pour organiser votre déménagement sans stresser votre chat. C’est accrochée à cette idée et à mon envie profonde que j’ai décidée de sauter le pas en 2009.

Voilà la personne que je suis. Je ne vous raconte pas ma vie pour le plaisir de l’étaler, mais juste parce que je considère que vous ne me confiez pas une boite de conserve. Pour la plupart de mes clients, pour ne pas dire l’écrasante majorité, leur chat c’est leur gosse, leur ami, une petite personne non humaine qui a besoin
de douceur et de tendresse. Qui a besoin que l’on respecte ses besoins d’intimité et d’exclusivité spatiale. Nos amis les chats sont des territoriaux horaires, c’est-
à-dire qu’ils sont à telle heure à tel endroit. En leur proposant notre formule de cottage où ils ont  un extérieur et un intérieur entièrement privatif tout en n’étant pas isolés des autres nous leur proposons la formule la plus adapté à leur nature féline. Respecter cette tendance solitaire des chats c’est les respecter et leur offrir certainement la formule la plus psychologiquement confortable pour eux. Les coussins, les plaids et les hamacs se chargeant de l’aspect physique de la chose ;-))